Développement web

Faut-il parler du Web 3.0 comme du futur d’Internet ?

Nicolas Finet Nicolas Finet 27 min de lecture
Faut-il parler du Web 3.0 comme du futur d’Internet ?

Mis à jour le 3 août 2026, cet article doit être lu comme un bilan du Web3, pas comme une promesse abstraite. Depuis 2024, l'histoire a basculé vers les stablecoins, les smart accounts et les super-apps onchain plus que vers les NFT. La vraie question est désormais de savoir quelles briques d'Internet gagnent en valeur quand elles passent onchain.

Points clés :

  • Le Web3 a quitté le terrain purement spéculatif pour devenir un sujet d'infrastructure, surtout autour des paiements, de l'identité et de la distribution d'apps.
  • Depuis 2025, Pectra, Base, World et Farcaster ont déplacé le débat vers l'expérience wallet, les smart accounts et les mini-apps.
  • Le meilleur angle reste hybride : garder un socle Web2 robuste et brancher une brique Web3 seulement quand le besoin métier l'exige vraiment.

Ce qui a changé depuis 2024

La première bascule est technique. Avec Pectra, activé sur Ethereum mainnet le 7 mai 2025 à l'epoch 364032, l'écosystème a obtenu EIP-7702, qui rapproche les comptes classiques de vrais smart accounts, avec batching, gas sponsorship et meilleure expérience de récupération Ethereum Foundation ethereum.org. En pratique, cela remet l'UX wallet au centre du jeu, ce qui était encore marginal dans les articles Web3 de 2022 ou 2024.

La deuxième bascule est économique. McKinsey indique en 2025 que l'émission de stablecoins a doublé depuis début 2024 et que les volumes journaliers tournent autour de 30 milliards de dollars, soit encore moins de 1 % des flux monétaires mondiaux McKinsey. Chainalysis va dans le même sens : entre juin 2024 et juin 2025, USDT et USDC dominent les volumes onchain, avec des pics qui montrent que l'usage utile est passé avant le récit marketing Chainalysis.

La troisième bascule est produit. Base a ouvert sa Base App à plus de 140 pays en 2026, tout en accélérant la migration des mini-apps Farcaster vers un modèle standard web app + wallet Base Base Docs. De son côté, World pousse un angle encore plus net : identité, finance et mini-apps pour des humains vérifiés, avec plus de 38 millions d'utilisateurs revendiqués fin 2025 et 500+ Mini Apps dans l'écosystème World World in 2025.

Si vous voulez replacer les DAO dans cette évolution, notre article sur les nouvelles communautés web reste utile. Pour cadrer l'architecture d'un projet, relisez aussi comment héberger un site web, l'automatisation IA et le briefing agence.

Comparatif rapide

Brique Rôle réel en 2026 Key features Limite principale Note Sortlist
Ethereum + Pectra Socle de règlement et d'exécution pour les smart accounts et les apps décentralisées Account abstraction, batching, gas sponsorship, meilleure UX wallet Sans bon design produit, le bénéfice reste invisible pour l'utilisateur final 4,7/5
Base App Couche distribution + paiements + découverte d'apps Social feed, wallet intégré, mini-apps, logique d'onchain economy Très orientée plateforme, donc moins neutre qu'un simple protocole 4,4/5
World App Identité, finance et mini-apps autour du proof of human World ID, wallet, mini-apps, transactions gas-free dans certains cas L'identité devient le sujet central, avec des débats persistants sur la gouvernance 4,2/5
Farcaster Réseau social et couche de distribution pour des apps composables Mini apps, Sign In with Farcaster, graph social portable Reste un environnement de niche face aux plateformes sociales classiques 4,0/5
Stablecoins Rails de paiement et de trésorerie, pas un simple actif de spéculation Transferts 24/7, cross-border, settlement programmable, compatibilité B2B La régulation et le risque de réserve restent des sujets centraux 4,9/5

Alternative pragmatique : si votre besoin porte surtout sur le paiement, la vérification d'identité ou une communauté, gardez un site classique et ajoutez une seule brique Web3 bien ciblée au lieu de tokeniser tout le produit.

Crypto, as an economic and innovation ecosystem, is largely dead, with the partial exception of stablecoins.

Discussion Ask HN, 2026

Cette lecture revient souvent dans les échanges publics de 2026 : le récit spéculatif a perdu du poids, alors que les usages de paiement, de trésorerie et d'identité gardent un intérêt concret. Autrement dit, la communauté valide moins une révolution totale d'Internet qu'un empilement d'infrastructures utiles, souvent invisibles pour l'utilisateur final.

Chiffres clés

  • 7 mai 2025 : activation de Pectra sur Ethereum mainnet à l'epoch 364032, avec EIP-7702 pour les smart accounts.
  • 30 milliards de dollars par jour environ : ordre de grandeur des volumes stablecoins en 2025 selon McKinsey, avec une émission qui a doublé depuis début 2024.
  • USDT a traité environ 703 milliards de dollars par mois entre juin 2024 et juin 2025, avec un pic à 1,01 trillion en juin 2025 ; USDC a varié de 3,21 milliards à 1,54 trillion par mois selon Chainalysis.
  • 38 millions : taille approximative de World fin 2025, avec 500+ Mini Apps dans l'écosystème. Base revendique, de son côté, une ouverture de la Base App à 140+ pays en 2026.
Volumes mensuels de stablecoins USD, source Chainalysis 2025 703 Md$ 1,01 T$ 3,21 Md$ 1,54 T$ USDT moyen USDT pic USDC bas USDC pic
Le signal utile n'est pas un token isolé, mais la concentration des usages sur les rails de paiement les plus liquides.

Mini-simulateur

Ce calculateur estime le seuil de rentabilité d'un usage Web3 quand il remplace une partie des frais de paiement classiques. La logique est simple : économie mensuelle = volume de transactions x écart de coût unitaire, puis retour sur investissement = coût d'intégration / économie mensuelle.





Économie mensuelle estimée : 0 €. Seuil de rentabilité : 0 mois.

Questions fréquentes

Le Web3 est-il vraiment le futur d'Internet ?

Pas au sens d'un remplacement total. Le Web3 s'impose surtout comme une couche d'infrastructure pour les paiements, l'identité, la gouvernance et certaines communautés, alors qu'Internet reste le socle technique.

Faut-il lancer un projet Web3 pour toutes les marques ?

Non. Si votre promesse ne dépend ni de la propriété numérique, ni du paiement onchain, ni d'un graphe social portable, une architecture classique sera plus rapide et moins risquée.

Les NFT ont-ils encore un rôle utile ?

Oui, mais plus comme brique ponctuelle que comme argument central. En 2026, les usages les plus crédibles passent davantage par les tickets, les accès, les récompenses ou la preuve d'appartenance que par la spéculation pure.

Par quoi commencer si l'on veut tester le Web3 ?

Commencez par un cas simple : un paiement stablecoin, une identité wallet ou une mini-app distribuée dans un environnement existant. C'est plus lisible qu'un lancement de token sans usage clair.

Si vous voulez cadrer un projet Web3 sans partir trop tôt sur une pile trop complexe, déposez votre brief sur Sortlist.

Sources externes


À ce stade, on est en droit de se poser la question de savoir quelle est l’utilité de ces NFT ? Quel intérêt d’acheter un JPEG qui représente un artiste ? 

Ces questions sont légitimes. En réalité, les enjeux derrière la collection de NFT lancée par Sofiane Pamart sont nombreux, aussi bien pour l’artiste que pour les fans ayant fait l’acquisition d’un de ses NFT. 

Pour Sofiane Pamart

Du point de vue de l’artiste, le succès de sa collection de NFT renvoie à deux enjeux. Tout d’abord, le fait d’avoir vendu 2.000 NFT lui a permis de lever des fonds, qu’il pourra ensuite réinvestir de différentes manières : 

  • Financer une tournée,
  • Créer une campagne marketing,
  • Négocier des featuring,
  • Etc. 

Par conséquent, le premier enjeu est un enjeu financier. Le fait d’avoir vendu des NFT aura permis à l’artiste de lever des fonds et de les réinvestir pour faire avancer sa carrière

Ensuite, le deuxième enjeu est un enjeu communautaire. En effet, vendre des items digitaux faits à son image a permis à l’artiste de rassembler ses fans autour d’un point commun. 

Aujourd’hui, que ce soit pour une marque ou un artiste, le fait d’avoir une communauté est un atout non négligeable. Or, l’une des conditions nécessaires pour construire une communauté est de permettre à ses membres de se retrouver autour d’un point commun (que ce soit une passion, un métier, ou un challenge par exemple). 

Si vous voulez en savoir plus, je vous propose de lire cet article sur les raisons qui devraient vous pousser à construire une communauté

Ici, Sofiane Pamart y arrive très bien, car une connivence s’installe directement entre les détenteurs de NFT.

Pour les fans

Du point de vue des fans, on retrouve aussi deux intérêts majeurs dans le fait d’acquérir un NFT issu de la collection de Sofiane Pamart. Il s’agit aussi d’un enjeu communautaire et d’un enjeu financier

Au niveau de l’aspect communautaire, le fait de détenir un NFT Piano King permet non seulement d’accéder à la communauté, qui se trouve sur un Discord privé, mais permet aussi d’accéder à des avantages exclusifs

On peut notamment citer le fait d’accéder à des événements privés, réservés aux détenteurs de NFT

Ensuite, au niveau de l’aspect financier, tout l’intérêt d’acquérir un NFT est de miser sur la carrière de Sofiane Pamart. 

Aujourd’hui, le prix d’entrée d’un NFT est de 0.12 ETH :

Floor Price Piano King NFT | Blog Sortlist

Maintenant, admettons qu’on observe un double phénomène, très susceptible de se produire : 

  • La carrière de Sofiane Pamart explose et il devient un artiste mondialement reconnu. 
  • L’utilisation des NFT se démocratise et il devient très courant d’en posséder. 

L’impact direct sera l’augmentation des prix des NFT Piano King, étant donné qu’ils sont disponibles dans un nombre limité (2.000 aujourd’hui, 10.000 à long terme). 

Ainsi, pour un fan qui acquiert un NFT de Sofiane Pamart en 2022, il se pourrait bien qu’il prenne de la valeur et se bonifie avec le temps. Là se trouve l’intérêt financier pour les fans. 

C’est un premier exemple de collection NFT, permise grâce à la naissance du Web 3 et de la Blockchain. Mais on peut en citer d’autres.  

Daniel Arsham

Daniel Arsham est un artiste américain, qui a déjà collaboré avec de nombreuses marques : Adidas, Dior, Porsche, etc.

Comme pour beaucoup d’artistes, Daniel Arsham est principalement reconnu pour son style et sa marque de fabrique : 

Ici, l’intérêt des NFT est tout trouvé : c’est une façon pour lui d’explorer une nouvelle manière de faire de l’art, notamment grâce aux Smart Contracts.

Par exemple, Arsham a proposé cette oeuvre en NFT, qui évolue selon les saisons : 

Mais au-delà des artistes, les NFT peuvent également avoir un usage dans le milieu du sport. 

Sorare, une valorisation de plus de 4 milliards de dollars

Sorare est une entreprise française, dont la valorisation dépasse les 4 milliards, et qui propose des NFT faits à l’effigie des stars du football

Très concrètement, la valeur de ces NFT repose sur les performances et les résultats des joueurs qu’ils représentent. 

Par exemple, si un fan de football achète un NFT d’un joueur qui se trouve encore en début de carrière, et que ce joueur obtient des résultats de plus en plus forts, la valeur de ce NFT va grimper.

Bien évidemment, Sorare propose aussi d’autres services liés aux NFT.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à écouter ce podcast avec Nicolas Julia, co-fondateur de Sorare :

Mais les NFT ne sont pas la seule nouveauté apportée par le Web 3. Comme on le mentionnait plus tôt, il est aussi question de Web sémantique.

Le Web sémantique

Certainement l’un des axes les plus pertinents du Web 3.0, le Web sémantique implique d’utiliser des normes globales et ouvertes définies par le W3C (Word Wide Web Consortium).

Web 1.0, Web 2.0 et Web 3.0

Grâce à ces standards, les contenus postés en ligne respectent un format qui facilite leur réutilisation dans d’autres contextes.

Plus concrètement, les outils qui manipulent les données peuvent les associer entre elles pour leur donner du sens.

Web sémantique | Sortlist Blog

Ainsi, l’usage de métadonnées permet de contextualiser un média et permet donc un traitement sémantique de l’information.

Si cette définition vous semble obscure, voici un exemple simple.

Partons de la phrase suivante, que vous pourriez lire sur une page Web : « Maurice Ravel est né à Ciboure ».

Cette phrase s’affichera de cette façon sur la page que vous consulterez. Néanmoins, dans le code de la page, « Maurice Ravel » et « Ciboure » contiendront du code supplémentaire pour indiquer qu’il s’agit d’un nom dans le premier cas et d’un lieu dans le second.

Ce code fera référence à des normes établies par le W3C afin qu’un lieu et un nom soient des entités connues et gérées de la même façon par tous les développeurs du monde entier.

Pourquoi faire une chose pareille ?

Prenez le cas d’un moteur de recherche. Vous souhaitez obtenir des informations sur la pêche.

Vous tapez donc ce mot dans votre moteur de recherche, qui risque de vous proposer des résultats pour le fruit, l’activité, et même, par extension, le péché au sens biblique du terme.

Exemple de recherche de pêche | Sortlist Blog

En donnant du sens aux informations du Web, il est beaucoup plus aisé d’indexer les informations et d’obtenir des résultats de recherche pertinents.

Ce n’est qu’un des nombreux exemples concrets de ce que le Web sémantique peut apporter.

Les DAO

Au-delà de la blockchain, des NFT, et du web sémantique, le Web 3 apporte aussi une nouveauté en matière d’organisation : les DAO

DAO signifie Decentralized Autonomous Organization, ou organisation autonome décentralisée en français.

Une DAO est une organisation qui rassemble des individus autour d’un projet commun, qui sont prêts à contribuer et à travailler pour faire en sorte que le projet soit mené à bien.

En réalité, il s’agit d’une nouvelle manière d’organiser un groupe de personnes. Depuis quelques décennies, les entreprises ont été les structures les plus efficaces pour organiser des humains autour d’un but commun, et faire en sorte que ce but soit rempli. Le plus souvent, l’entreprise fonctionne en échange de salaires versés aux talents qui la composent. 

In fine, une DAO vise le même objectif. Rassembler des talents pour atteindre un but commun. Cela dit, il y a une différence majeure : les individus qui font partie d’une DAO sont rassemblés autour d’un framework décentralisé et possèdent une partie de la propriété de la DAO

C’est la différence majeure entre une entreprise traditionnelle et une DAO

De plus, comme il existe des entreprises différentes selon leur industrie et les services qu’elles proposent, il existe différents types de DAO selon les objectifs qu’elles poursuivent. 

Il existe des DAO qui : 

  • Veulent rassembler des fonds pour investir. 
  • Développer un nouveau type de produit. 
  • Réduire l’impact environnemental de la société
  • Etc. 

Pour le dire autrement, il est possible de créer une DAO autour de n’importe quel objectif, pour lequel un groupe d’individus est prêt à collaborer. 

Voyons quelques exemples pour mieux saisir ce concept.

Les DAO liées à l’investissement

Le but de ces DAO est de rassembler du capital, pour ensuite le déployer et l’investir sur des opportunités susceptibles de proposer un bon retour sur investissement. 

D’une manière un peu similaire aux Venture Capitalists, à l’exception que les décisions d’investissement sont beaucoup plus démocratiques au sein d’une DAO, les membres ayant la possibilité de voter. 

De plus, il existe des DAO d’investissement spécialisées, qui ne vont chercher à investir que sur certains secteurs bien spécifiques. 

Les DAO liées aux services

Le but de ces DAO est de rassembler des talents, pour ensuite travailler sur certains projets liés à leur domaine d’expertise. 

Par exemple, certaines DAO vont regrouper des personnes qui veulent apporter leurs compétences sur des projets liés au Web 3.

Pour faire une comparaison, on pourrait voir ce type d’organisation comme un collectif de freelances, prêts collaborer sur des projets communs. 

Les DAO liées aux médias

Enfin, troisième exemple que l’on peut citer, des DAO qui vont produire du contenu autour d’un sujet précis, pour ensuite le diffuser.

Les fruits issus de ce contenu sont ensuite partagés entre les membres qui ont participé à sa création.

L’internet des objets et les autres usages

Les usages potentiels du Web 3 étant nombreux, il serait difficile de tous les lister. Néanmoins, nous pouvons aussi évoquer le cas de l’Internet des objets avec les montres, les balances, les voitures et les autres objets connectés à Internet, mais qui n’affichent pas nécessairement de pages Web.

Ci-dessous, on retrouve une liste non exhaustive des sujets liés :

  • Les systèmes d’information géographique
  • Les réseaux sociaux
  • Les outils de gestion de projets
  • les formulaires XForms
  • l’intelligence artificielle
  • l’architecture cognitive
  • l’application composite
  • la représentation des connaissances
  • l’OpenID
  • l’Internet des objets
  • l’intelligence ambiante

Conclusion

Comme on l’a vu dans cet article, le Web 3 ouvre les portes de très nombreuses nouveautés, qui doivent encore être clairement définies. 

Cela dit, comme on le mentionne plus tôt dans l’article, la transition va être longue. 

Dans cet article, on a voulu donner un tour d’horizon des évolutions que le web a connues depuis sa naissance, au début des années 1990. On a présenté ce en quoi consistait le Web 1.0, puis le Web 2.0 (aussi appelé le Web participatif), et enfin les évolutions que le Web 3.0 est en train de créer

  • Blockchain
  • NFT
  • DAO
  • IoT
  • Web sémantique

Les perspectives sont excitantes, mais la route est encore longue. Le passage du Web 1.0 au Web 2.0 a pris une dizaine d’années, et on peut s’attendre au même délai pour passer complètement du Web 2.0 au Web 3.0. 

C’est au fur et à mesure que les années passeront que l’on y verra vraiment plus clair dans les innovations et les usages que le Web 3 peut nous apporter.

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Nicolas Finet

À propos de l'auteur

Nicolas Finet

Co-fondateur & CEO de Sortlist. Entrepreneur passionné par le marketing B2B et l'accompagnement des entreprises dans leur croissance. Depuis 2014, il connecte les entreprises aux meilleures agences marketing à travers l'Europe. Expert en stratégie digitale, développement commercial et scaling de marketplaces B2B. Intervenant régulier sur les sujets de growth marketing et d'entrepreneuriat.

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