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Quelles sont les étapes d’un projet vidéo ?

Nicolas Finet Nicolas Finet 12 min de lecture
Quelles sont les étapes d’un projet vidéo ?

Mise à jour le 10 août 2026. Les étapes d’un projet vidéo restent les mêmes sur le papier, mais les validations se font plus tôt, les formats de diffusion sont plus variés et les outils d’IA ont accéléré la prévisualisation comme le montage. Le risque principal ne change pas : un brief flou finit presque toujours en retards, en allers-retours et en arbitrages tardifs.

À retenir :

  • Le cadrage avant tout : brief, objectifs, cibles, formats de diffusion et validations doivent être verrouillés avant le script.
  • Le triptyque reste stable : préproduction, production et postproduction structurent toujours le projet, mais les allers-retours de validation sont plus nombreux qu’avant.
  • La distribution compte dès le départ : un master horizontal ne suffit plus, il faut penser déclinaisons verticales, sous-titres et courte durée dès l’écriture.

Pour cadrer un projet proprement, relisez aussi notre guide sur le cahier des charges, notre article sur le moodboard et notre mémo sur le format vidéo YouTube.

Espace de montage vidéo avec caméra et doubles écrans
Illustration Pexels d’un poste de montage vidéo moderne.

Ce qui a changé depuis 2024

Depuis la publication de l’article d’origine, trois évolutions ont vraiment modifié la façon de piloter un projet vidéo.

  • Les validations se font plus tôt : Maître Chat insiste en 2026 sur l’implication de tous les décisionnaires dès le début et sur un rétroplanning partagé, ce qui réduit les corrections tardives.
  • Les formats de diffusion ont bougé : YouTube Shorts accepte désormais des vidéos verticales ou carrées jusqu’à 3 minutes, avec une logique de comptage des vues mise à jour le 31 mars 2025 et un suivi enrichi en avril 2026 pour les image posts affichés dans le flux Shorts.
  • Les outils d’IA sont passés en phase opérationnelle : Runway a lancé en 2026 des fonctions comme Aleph 2.0, Edit Studio, l’édition en langage naturel et des flux audio génératifs, ce qui accélère les itérations en préproduction et en postproduction; OpenAI avait lancé Sora en décembre 2024 avant l’arrêt du produit le 26 avril 2026.

Choisir le bon format

Format Quand le choisir Point de vigilance Alternative si le budget est serré
Interview filmée Preuve, témoignage, image de marque, recrutement Préparer les réponses, le lieu et la prise son Voix-off sur images de marque ou stock footage
Motion design 2D Messages pédagogiques, concepts abstraits, démonstration Script très serré et storyboard détaillé Slides animées ou infographies courtes
Animation 3D Produit, architecture, innovation, effets impossibles en prise de vue Temps de modélisation et d’itération plus long Rendus fixes ou vues 2D plus simples
Format social vertical Shorts, Reels, TikTok, teasers de campagne Accroche dans les 3 premières secondes, sous-titres et rythme serré Découper un master horizontal en extraits courts
Hybride live + motion Lancement produit, événement, contenu premium Garder une cohérence graphique entre tournage et animation Limiter l’habillage à une intro et une outro

« Prenez le temps de valider, c’est important. Impliquez tous les décisionnaires à chaque étape. »

Maître Chat, 26 mai 2026

Le même retour ressort chez Libellule Productions : un script validé, un planning consultable et des dates clés visibles par toutes les parties évitent les surprises au moment du montage.

Chiffres clés

  • 3 phases structurent toujours un projet vidéo : préproduction, production et postproduction. Source : Maître Chat, 26 mai 2026.
  • 3 minutes : durée maximale des Shorts YouTube pour les vidéos verticales ou carrées sur les chaînes standard depuis le changement officiel d’octobre 2024. Source : YouTube Help.
  • 30 secondes à 1080p : limite de séquence éditable annoncée par Runway pour Aleph 2.0 dans Edit Studio en mai 2026. Source : Runway.
  • 31 mars 2025 : date à partir de laquelle YouTube a modifié le comptage des vues Shorts ; en avril 2026, les vues des image posts affichés dans le flux Shorts ont aussi été intégrées au total de la page chaîne. Source : YouTube Help.

Mini calculateur de délai

Repère simple : délai total = préproduction + production + postproduction + validation client. Pour une vidéo courte, Maître Chat donne encore des ordres de grandeur utiles : 3 semaines à 1 mois pour les projets les plus courts, environ 1 mois et demi en moyenne, et 2 à 3 mois pour les projets les plus lourds.

  • Cas simple : interview ou vidéo explicative avec une seule journée de tournage et peu d’allers-retours.
  • Cas standard : script, storyboard, tournage ou motion design, puis une à deux itérations de montage.
  • Cas complexe : 3D, multi-sites, contraintes juridiques ou plusieurs validations internes.

Si vous devez choisir entre vitesse et précision, gardez en tête que la zone la plus coûteuse reste presque toujours la validation tardive du brief ou du script.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il prévoir pour un projet vidéo ?

Le bon ordre de grandeur dépend surtout du format et du nombre d’allers-retours. Un projet simple peut tenir en quelques semaines, mais dès qu’il y a tournage multiple, animation ou validation juridique, la fenêtre s’étire rapidement.

Faut-il un storyboard même pour une vidéo courte ?

Oui, dès qu’il y a plusieurs plans, une voix-off ou une animation. Le storyboard évite de découvrir trop tard qu’un message clé n’est pas lisible à l’image ou que le rythme est trop dense.

Quel format prévoir pour les réseaux et YouTube ?

Le plus robuste reste un master bien cadré, puis des déclinaisons verticales et sous-titrées pour les réseaux. Pour YouTube Shorts, une version jusqu’à 3 minutes peut désormais être pertinente si le message reste très serré.

Sources récentes utilisées pour cette mise à jour : Maître Chat, Libellule Productions, YouTube Help, Runway et OpenAI.

Si vous préparez un brief, lancez votre projet avec un brief vidéo structuré.


Créer des vidéos est une très bonne manière d’attirer l’attention de votre audience. Mais connaissez-vous toutes les étapes de création d’un tel projet ?

Nous avons décidé de vous faire découvrir ce qui se cache derrière, depuis la préproduction jusqu’à la livraison de la vidéo finale. Vous verrez, ça fait beaucoup de travail…

Heureusement que chez YOTTA nous avons une super équipe pour le réaliser !

Étape 1 : la préproduction

Le brief

Tout commence par le brief. Que vous décidiez de confier la création de votre vidéo à une agence spécialisée ou que vous la réalisiez en interne, cette étape est essentielle, car elle permet de fixer les paramètres du projet, ses objectifs et ses éventuelles contraintes.

Un brief vidéo est une sorte de cahier des charges, qui sert de référence tout au long de la création. Il est important de le faire valider par toutes les parties prenantes du projet afin d’avancer dès le début dans une direction qui convient à tous.

Écrire un brief ne s’improvise pas, certains composants sont essentiels. Il doit tout d’abord comporter les éléments généraux du projet :

  • le but et la cible de la vidéo,
  • sa durée,
  • sur quels canaux elle sera diffusée,
  • la présence ou non de musique,
  • la date de livraison,
  • si vous souhaitez une animation en motion design ou un film,
  • et enfin l’enveloppe budgétaire que vous désirez attribuer à la création de la vidéo.

Tous ces éléments en dressent les contours les plus importants.

D’autres éléments doivent être déterminés dès le début : ils serviront pour l’écriture du script, que nous allons voir juste après.

En voici quelques-uns :

  • le message que vous souhaitez faire passer,
  • l’objectif que vous avez auprès de votre cible,
  • l’action que vous voulez lui faire exécuter à fin (le « call-to-action),
  • les avantages que vous lui proposez,
  • etc.

Si vous passez par un prestataire externe, préparez également une présentation détaillée de votre entreprise.

Le script

Une fois que vous avez l’idée principale de votre vidéo, que vous avez défini son objectif et la stratégie, vous pouvez passer à l’écriture du script.

Le script désigne ce que va dire la voix off. Vous pouvez l’accompagner d’une description des scènes que l’on verra à l’image pendant que votre texte sera dit. S’il s’agit d’une vidéo explicative par exemple, certaines informations seront présentes dans le visuel, sans avoir besoin d’être dites : n’hésitez pas à le préciser dans votre script, pour plus de compréhension.

La plupart des scripts peuvent se dérouler en 5 étapes :

  • Le contexte. La vidéo doit capter immédiatement l’attention, pour inciter les gens à rester et à visualiser la suite. L’accroche est primordiale.
  • Le problème. Votre cible doit se retrouver dans les obstacles qu’elle rencontre dans sa vie.
  • La solution. C’est la façon dont vous répondez aux problèmes identifiés.
  • La preuve. L’avantage de votre solution par rapport à la concurrence. C’est ce qui fait votre singularité, votre plus-value à l’égard des autres.
  • L’appel à l’action. Vous devez absolument orienter vos auditeurs vers une autre étape : visiter votre site internet, acheter votre produit, prendre contact avec vous, etc. À vous de définir à quelle étape du processus de vente ils seront après avoir visionné votre vidéo.

Enfin, votre script doit être clair, simple, les phrases doivent être courtes et percutantes. Essayez de transmettre également des émotions et/ou de l’humour à travers vos mots, afin de marquer les esprits et que les internautes se souviennent de vous.

Moodboard

Le moodboard se traduit littéralement par « planche d’humeurs ». C’est un assemblage d’images qui a pour but de retranscrire l’univers, l’ambiance, la vision de votre film. Il sert à donner une tendance, à inspirer et à apporter une direction pour la production. Il ne s’agit pas d’un élément final, il n’est qu’à utiliser en interne, mais a tout de même de l’importance.

Veillez à garder une cohérence dans vos images, à les trier intelligemment et à garantir la ligne directrice que vous souhaitez.

La styleframe

Cette étape est importante, car il s’agit de créer une vue, ou une image fixe, de chaque moment clé du scénario. Le but est de valider l’apparence graphique qu’elles auront, avant de commencer à concevoir la vidéo finale.

L’idée est de présenter des images avec une composition graphique et une qualité égales à ce que vous souhaitez produire pour la vidéo finale, afin d’avoir un rendu le plus proche possible de la réalité.

Le storyboard

Enfin, la dernière étape de la préproduction est la constitution du storyboard de votre vidéo. À partir de votre script et de la styleframe, vous devez présenter chaque plan ou séquence qui composera la vidéo finale. Pour chaque plan, vous pouvez donner des indications concernant la durée et la partie du script auquel il se rapporte.

Le storyboard permet à tous les membres de l’équipe de production ou de tournage d’avoir une idée précise des attentes finales. Il permet de faire gagner du temps à toutes les personnes impliquées et à s’assurer que tout le monde a la même vision du rendu final.

Le travail de préproduction est primordial : bien effectué, il permet de passer facilement à l’étape de la réalisation.

Une bonne préparation permet d’être efficace pendant l’étape 2.

Étape 2 : la réalisation

Le travail de réalisation est différent pour une vidéo classique et pour une animation en motion design. Nous allons détailler les étapes pour chacun de ces formats.

Le tournage

Il est précédé d’un repérage, qui permet d’étudier, en amont, la corrélation entre la localisation que vous avez pensée pour votre vidéo et la faisabilité du projet par rapport à la configuration du lieu. C’est l’occasion de passer en revue l’éclairage et la luminosité, la présence ou non de bruits de fond qui pourraient vous gêner, la nécessité d’obtenir une autorisation (pour les lieux publics par exemple).

Vous devez, dans la mesure du possible, réaliser le repérage à l’heure à laquelle vous souhaitez tourner la vidéo, afin d’avoir des données les plus proches de ce que vous aurez le jour du tournage.

Le tournage est ensuite une étape importante, mais qui devient assez simple si tout le travail de préproduction a bien été effectué. Pendant le tournage, on met en action toutes les scènes prévues dans le storyboard. Le but est d’obtenir des rushs (éléments tournés), qui seront ensuite assemblés.

La création et l’animation d’un motion design

Elle ne vous concerne que si vous avez choisi d’animer votre vidéo en motion design. Si ce n’est pas votre cas, vous pouvez passer directement à l’étape 3.

Le motion designer va d’abord créer les éléments graphiques qui ont été validés lors de phase de storyboard. Un logiciel de création tel que Photoshop ou Illustrator est utile pour cela. Ils peuvent ensuite être animés grâce à un logiciel dédié, tel qu’Adobe After Effects.

Si vous avez besoin d’une voix off, il faut également penser à choisir la personne qui parlera et à prendre du temps pour l’enregistrer.

La création et l’animation 3D

Enfin, si vous avez opté pour une animation en 3D, vous devrez modéliser puis animer vos personnages et/ou vos décors.

Chaque action doit se décomposer en phase, autour desquelles vous créez un mouvement pour les personnages. L’animateur 3D crée ces mouvements à l’aide de logiciels prévus à cet effet : Houdini ou Maya par exemple.

Si vous n’avez jamais fait d’animations 3D, il est très recommandé de vous rapprocher d’une agence ou d’un professionnel habitué à ce genre de projets. Si vous ne le faites pas, vous risquez de passer énormément de temps sur cette étape, sans être assuré d’obtenir un résultat convenable.

Étape 3 : la postproduction

Le dérushage

C’est une étape qui n’est pas toujours facile, puisqu’elle consiste principalement à faire des choix. Pendant le dérushage, vous devez en effet visionner ce qui a été tourné et sélectionner les meilleures séquences.

Pour que cela ne prenne pas trop de temps, il faut être capable d’identifier rapidement les meilleures images (cadrage, lumière, qualité) et vérifier qu’elles s’articulent correctement les unes avec les autres.

Le montage

C’est la phase durant laquelle on coupe et on assemble les plans les uns à la suite des autres, toujours en suivant le storyboard.

Ces différents plans, une fois qu’ils sont bout à bout, forment des séquences, qui à leur tour forment la vidéo. Des transitions peuvent être intégrées à cette étape, pour passer de manière plus fluide d’une image à l’autre.

Le compositing

Il consiste à créer un plan qui mélange à la fois des effets spéciaux et des images tournées sur fond vert. Lorsqu’il est parfaitement exécuté, le plan obtenu est réaliste et le spectateur ne se demande pas s’il est face à un plan monté ou pas.

Création de l’habillage de la vidéo

Il s’agit d’insérer divers éléments graphiques sur la vidéo. Ce ne sont pas des effets spéciaux, mais plutôt des éléments liés à la charte graphique de l’entreprise, par exemple des logos ou des pictogrammes.

Cela permet de rendre votre vidéo à la fois unique et identifiable en un coup d’œil. Elle lui donne une identité. Vous pouvez aussi insérer des éléments d’informations qui améliorent la compréhension du sujet.

Le sound design et le mixage audio

C’est l’étape qui permet de mixer les différentes sources audio de la vidéo : les voix, les sons, la musique. C’est une partie à la fois très technique, mais aussi créative. Le sound design peut en effet donner une vraie identité à un projet.

Si vous souhaitez intégrer une musique à la vidéo (ce qui est très recommandé), vous devez prévoir un temps pour la choisir et l’acheter si elle n’est pas libre de droits. Elle peut ensuite être incluse dans votre création.

Le sous-titrage

Même s’il est optionnel, il est de plus en plus recommandé de sous-titrer vos créations vidéo. Si vous souhaitez, un jour, les partager sur les réseaux sociaux, c’est indispensable. Un grand nombre d’internautes n’activent jamais le son de leur téléphone, notamment dans les transports en commun ou les lieux publics.

La livraison de la vidéo

Enfin, la dernière étape consiste à livrer la vidéo, à la visionner et à la faire visionner, avant de la valider définitivement. Plus le travail de préproduction est sérieux, plus il y a de probabilité d’avoir une première version concluante.

Si certains éléments sont à retoucher, il faut évaluer la faisabilité et la complexité de ces changements, afin d’estimer le travail que cela représente.

Conclusion

Voilà, vous connaissez désormais tout le travail que représente la création d’une vidéo, depuis la préproduction jusqu’à la livraison. Cela comporte beaucoup d’étapes, et nécessite beaucoup de compétences différentes.

Si vous avez la possibilité de la réaliser vous-même, car vous avez en interne des personnes capables de faire le travail de préproduction, de réalisation, de montage, de mixage audio et d’animation, c’est une très bonne chose.

En revanche, ne vous lancez pas dans un tel projet si ce n’est pas le cas, vous risqueriez de perdre beaucoup de temps.

Dans ce cas, faites plutôt appel à un studio professionnel, qui saura mettre les compétences de plusieurs personnes à votre service. Et pour bien choisir, préférez une entreprise qui partage vos valeurs !

Pour une communication durable par exemple, YOTTA sera parfait ;)

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Nicolas Finet

À propos de l'auteur

Nicolas Finet

Co-fondateur & CEO de Sortlist. Entrepreneur passionné par le marketing B2B et l'accompagnement des entreprises dans leur croissance. Depuis 2014, il connecte les entreprises aux meilleures agences marketing à travers l'Europe. Expert en stratégie digitale, développement commercial et scaling de marketplaces B2B. Intervenant régulier sur les sujets de growth marketing et d'entrepreneuriat.

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